Sud Santé Sociaux dans le Finistère
19-05-04
 

Quimper. hôpital : une maternité publique-privée ?

Photo Le Télégramme

Sud se dit « stupéfait... »


« Nous sommes stupéfaits », a réagi Sud, le premier syndicat du CHIC de Cornouaille. « Il n'y a pas de raison que l'hôpital abrite une clinique, a estimé Jean-Paul Sénéchal. On répond de manière libérale à un problème de santé publique ».


« Nous allons demander à l'ARH qu'elle interroge la clinique pour savoir de quelle manière elle compte faire face aux accouchements à venir. Si elle ne le peut pas, que l'ARH dote l'hôpital des moyens nécessaires », a-t-il précisé.
« Avec un tel regroupement, nous aurions sur un même lieu des personnels aux statuts et aux salaires différents, avec des pratiques différentes », a-t-il ajouté.

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07-05-04
 

Syndicat SUD Santé Sociaux

CH de Cornouaille

Lettre ouverte aux membres du commando accréditation

Mesdames, Messieurs,

Une entrevue d'un quart d'heure était programmé avec notre syndicat lundi 10 mai. Nous ne pensons pas que cette entrevue soit nécessaire. Nous sommes même persuadés du contraire. Notre syndicat a décidé de ne pas participer, de quelque manière que ce soit, à une opération qui apporterait du crédit à l'intervention de l'équipe d'accréditation.

Nous refusons pour deux raisons : une raison liée à la politique sanitaire et une raison pluus locale liée au déficit budgétaire du CH de Cornouaille.

La politique d'accréditation n'a que peu à voir avec une véritable politique d'amélioration de la qualité du service publique de santé. Une véritable qualité passe par une politique sanitaire qui permette d'avoir les moyens matériels et humains de mieux soigner. Les premiers à devoir être accrédités auraient dus être nos gouvernants qui ont géré la crise de la canicule en minimisant ses dramatiques effets. Un an plus tard, ils n'ont rien fait de concret pour donner aux personnels hospitaliers les moyens de faire face à une situation identique. Au contraire, ils ont piqué un jour de repos à des agents dont tous les patients soulignent le dévouement.

L'accréditation servira de base pour fermer dans certains établissements des services ou des structures en mettant sur le dos du manque de qualité les raisons de ces fermetures. Cela permettra d'exonérer le gouvernement et les autorités sanitaires de toute responsabilité. Combien de petites maternités ou d'hôpiatux locaux ne vont pas subir la politique dite d'accréditation. Nous savons bien que le résultat sera celui là puisqu'il a été annoncé depuis longtemps. Les seules structures à bénéficier de la politique d'accréditation seront les cliniques qui - nous le parions - subiront peu de fermetures. Nous refusons également de cautionner une visite qui sonne comme une opération de contrôle d'un hôpital épuisé par des années de contraintes budgétaires insupportables.

Le centre hospitalier connait des difficultés financières graves. Nous avons terminé l'année 2003 avec un report de charge de 1,7 millions d'euros. Le CHIC aura 6 millions d'euros de deficit à la fin de l'année. Aucun artifice comptable ne pourra cacher cette situation catastrophique. Le personnel est à bout, les crédits de remplacements sont dramatiquement réduits. Nous avions déjà un nombre de personnels non médicaux et médicaux inférieur à la moyenne bretonne de 20 % (sans parler de la moyenne nationale). L'état de santé des agents, constaté par une étude très récente, s'est dégradé. L'absentéisme pour cause de maladie a fortement progressé. Venir nous parler accréditation sans nous donner les moyens d'assurer correctement notre mission de service publique frise la provocation de la part du ministère. Lapréparation de votre visite a, de plus, engendré un travail supplémentaire de la part de l'ensemble des équipes.

En l'état actuel des conditions de travail, ce supplément d'activité nous apparaît inopportun et est mal vécu par nombre de nos collègues qui dans le même temps voient leurs repos supprimés, les temps partiels reportés, ...

Vous comprendrez, Mesdames, Messieurs de l'accréditation que votre "mission" n'est pas essentielle pour nous. La défense et l'amélioration de la qualité de soin du service public de santé est notre préoccupation quotidienne.

Nous continuerons après votre départ comme nous le faisions avant que vous ne veniez.

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04-05-04
 

Victoire pour les re-calculés
VICTOIRE POUR LES RECALCULE-E-S ! Rétablissement des droits pour les recalculé(e)s de l'Unedic. Bonne nouvelle pour des centaines de milliers de personnes : le ministre "du travail et de la cohésion sociale" vient d'annoncer le rétablissement des "recalculé-e-s" dans leurs droits. C'est la victoire de celles et ceux qui ont déposé des recours juridiques devant les tribunaux. C'est une victoire due aussi au caractère massif de cette riposte et à l'action d'AC ! et des associations de chômeurs pour l'organiser. "CE QUE NOUS DEFENDONS, NOUS LE DEFENDONS POUR TOUS" disent les intermittents. C'est ce que les recalculés ont fait par leurs recours en justice, pour les centaines de milliers de personnes spoliées. Cependant cette victoire n'est, pour les chômeurs, qu'une victoire partielle. La durée d'indemnisation de l'Assédic n'est plus que de 23 mois maximum pour les salarié-e-s licencié-e-s depuis le 1er janvier 2003. Les précaires, qui cotisent, n'ont toujours pas droit à l'indemnisation. 7 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisé-e-s. Le conseil d'Etat va sans doute prononcer l'annulation de la "convention" qui a permis la spoliation des "recalculé-e-s" et le durcissement des conditions d'indemnisation. Ce doit être l'occasion de remettre à plat le système d'assurance chômage, comme nous le réclamons depuis des années, afin d'assurer une indemnisation au minimum égale au SMIC pour tou-te-s, avec ou sans emploi. Imposons cette fois-ci que plus rien ne se décide sans les chômeurs et les précaires. AC ! Mardi 4 mai 2004
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Un article de Philippe Pignarre sur la sécu

Il faut continuer à gérer collectivement l'assurance maladie, mais avec plus de transparence.
Sécurité sociale, la chance du déficit

Par Philippe PIGNARRE

par Philippe Pignarre, ancien cadre de l'industrie pharmaceutique, éditeur des «Empêcheurs de penser en rond»

mardi 04 mai 2004

 

uand on demande : qu'est-ce qui ne va pas dans notre système d'assurance maladie ? La réponse est toujours : 10,6 milliards d'euros de déficit en 2003 et un peu plus en 2004. Ce pourrait pourtant être là non pas un sujet d'affliction mais bien plutôt de réjouissance. Car lorsque l'on pose la même question aux Américains, la réponse est toujours : 43 millions de personnes qui n'ont pas de couverture maladie. Dans un cas, la «variable d'ajustement» est financière, dans l'autre elle ne se mesure qu'en termes d'exclusion sociale.

Nous dépensons sans doute trop peu pour notre assurance maladie : 9,5 % du produit intérieur brut. Il faut donc se faire à l'idée que ce ratio augmentera dans les années à venir même s'il n'atteindra pas forcément le chiffre de 17 % prévu aux Etats-Unis pour l'année 2015. Tout le problème est de savoir comment seront financées ces nouvelles dépenses et ensuite comment elles seront réparties et gérées. Mais c'est la réponse à la seconde question qui permet de mieux répondre à la première.

Il semble qu'un accord général existe sur le fait que nous dépensons, par exemple, trop en médicaments. Chaque Français dépense trois fois plus qu'un Néerlandais pour des résultats qui ne sont pas meilleurs et qui induisent sans doute beaucoup d'effets pervers : plus de 130 000 hospitalisations par an, entre 15 000 et 18 000 morts ! Si notre dépense en médicaments s'alignait sur celle des Pays-Bas, nous économiserions près de 14 milliards d'euros par an. Il faut bien constater que les médecins français n'ont pas pu, ou su, résister à la pression considérable de l'industrie pharmaceutique et nous devons trouver les moyens de les aider pour que cela change.

Parallèlement, nous dépensons bien trop peu pour notre système hospitalier et pour la rémunération des personnels de santé, toutes catégories confondues.

Mais l'avantage extraordinaire de notre système est qu'il nous permet justement de savoir combien nous dépensons, où et comment nous investissons. Il permettrait de faire des choix et de les soumettre à l'approbation du public à la différence de ce qui se passe quand les assurances privées deviennent des acteurs essentiels. Les réallocations de ressources sont possibles.

Pour cela, le système a besoin du maximum de transparence et de démocratie : il est impensable que les élections aux conseils d'administration de la Sécurité sociale n'aient pas eu lieu depuis vingt et un ans. Il est désolant que les réunions des commissions de l'Agence du médicament se déroulent secrètement sans que les journalistes puissent y assister. Il est inadmissible que le gouvernement mène des négociations secrètes avec les industriels du médicament (sur les prix et sur les déremboursements) en sachant que c'est la Sécu qui paiera !

Que penser des déremboursements en cours qui ne concernent que des médicaments sans brevets alors que l'on rembourse de nouveaux médicaments (brevetés) à des prix trente-cinq ou cent fois plus élevés sans qu'ils aient souvent fait la preuve d'une meilleure efficacité ?

Si la réforme consiste à «cantonner» les dépenses de santé en leur interdisant toute augmentation (la fin du déficit) et que l'on confie toutes les augmentations à venir aux complémentaires (assurances ou mutuelles), alors nos dépenses de santé s'envoleront et deviendront vraiment incontrôlables. On passera progressivement dans un nouveau système : toutes les sommes que nous dépenserons pour notre santé ne seront plus mutualisées entre tous mais deviendront un enjeu financier avec des actionnaires réclamant les profits les plus élevés possibles. On pourra alors dépenser 15 ou même 17 % de notre produit intérieur brut en soins de santé pour leur plus grand plaisir. Mais nous ne saurons plus comment faire des choix collectifs. C'est la démocratie qui aura reculé.

Quant aux nouveaux prélèvements nécessaires, ils seront dans la logique du choix de gestion qui sera fait : si on continue à vouloir gérer collectivement l'assurance maladie, alors il faut continuer à prélever en fonction des moyens de chacun. Dans un système dominé par les assurances privées, on sera, à l'inverse, amené à cotiser en fonction des risques dont on veut (ou peut) se protéger. C'est le monde dans lequel on vit qui aura changé.

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03-05-04
 

Dans le Bulletin officiel du 24 avril, à lire

HOPITAL/FERMETURE/LITS

- Circulaire du 29 mars relative à la programmation des fermetures de lits dans les établissements de santé publics et privés, p.63-96

HOPITAL/INVESTISSEMENTS/FMES

- Circulaire du 26 mars relative au financement en 2004 par le FMES-PP du plan d'investissement "Hôpital 2007", p.121-123

HOPITAL/RTT/COMPTE EPARGNE-TEMPS

- Circulaire du 29 mars d'application du décret du 19 janvier relatif au compte épargne-temps des personnels médicaux et non médicaux exerçant dans les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986, p.125-152

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Projet de pétition qui sera proposé lors de la réunion unitaire de mardi 4 mai
à 18 heures dans les locaux du PCF, rue de la Providence   


Pétition
 la sécu est à nous
 
Le gouvernement attaque la sécurité sociale. Il prétend qu'elle est en danger et que l'on dépense trop. C'est faux.
 
NON le trou de la sécu n'est pas abyssal
 
Le "trou" de la sécu est "arrangé" pour justifier une privatisation partielle.
 
L'Etat doit à la Sécurité Sociale 13,5 milliards d'euros dus au titre des taxes. Les exonérations de cotisations patronales non compensées par l'Etat s'élèvent à 2,1 milliards d'euros ; les dettes patronales se montent à 1,4 milliards d'euros. Nous avons déjà là de quoi largement boucher le "trou". De plus, si l'on diminuait le chômage : 100.000 chômeurs de moins, c'est 1 milliard d'euros en plus pour la Sécu ; si l'on augmentait les salaires : 1% d'augmentation sur tous les revenus apporterait 3 milliards d'euros.
 
 Ce qui pose problème au Medef et au gouvernement, ce n'est pas ce que coûte le système de santé français mais bien davantage le fait que 145 milliards d'euros dépensés échappent aux assurances privées. Parce que la question de la protection sociale pose celle de la répartition des richesses (en 20 ans, la part des salaires et des cotisations sociales dans le PIB - les richesses produites - a diminué de 10 points au profit de la part réservée au capital) et donc un choix de société.
 
Nous, nous faisons le choix d'une société plus juste, plus libre qui soihgne selon les besoins et non selon les revenus.
 
Nous souhaitons une véritable réforme de la sécurité sociale pour une vrai politique de prévention, pour un véritable servicepublic hospitaier, pour un contrôle réel du coût des médicaments, pour le maintien du principe de la cotisation sociale. Un grand mouvement unitaire de défense de la sécu est vital, batissons le ensemble et vite.

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Le 1er mai 2004 à Brest
200 manifestants: CGT et FSU avaient appelé seuls à un rassemblement devant le siège de la Sécu. Le Collectif de défense de la sécu qui regroupe (Attac, CSF, Verts, Baga, LCR, G10 Solidaires, quelques sections CGT, AC, ...) a appelé au même endroit. La CGT a fait une (très longue) intervention avant de donner la parole au Collectif qui a lu sa Plate-forme fondatrice. Puis manif vers la sous Préf.. Près de la moitié du cortège a défilé derière la banderolle du Collectif "La sécu est à nous" (voir article du Télégramme ci-joint), cortège aux slogans très combatifs, la CGT se contentant de musique sur sa sono. Présence de la LCR (banderolle, tract) et de LO (pancartes et journaux), quelques drapeaux des Verts, des vendeurs de l'Huma spéciale 100 ans.
La CFDT et FO n'ont rien fait, si ce n'est un pot dans leurs locaux! Pas de nouvelles de l'UNSA.

Le compte rendu est de André que nous remercions ici pour son sens de l'observation reconnu par tous.
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Des liens utiles pour défendre les acquis sociaux
 
Pour la défense de la sécurité sociale

Une pétition a recueilli plus de 3000 signatures au début mai, cette pétition initiée par la Fondation Copernic est importante à signer et à faire circuler pour défendre la sécurité sociale. Voici l'adresse : http://www.fondation-copernic.org/appel/index.php3

Dans le Finistère un collectif de défense de la sécurité sociale s'est mis en place et un second voit le jour à Quimper. Il prépare une pétition et des mobilisations. Nous en reparlerons.

Contre la privatisation de l'énergie une deuxième pétition

Une pétition a été mise en ligne par un collectif d'agents EDF s'opposant à l'ouverture du capital d'EDF. Elle doit permettre de faire pression sur la direction et les syndicats. Le plus grand nombre d'agents et d'usagers doit la signer pour créer un rapport de force significatif.
 
Si vous êtes sensibilisés par ce problème n'hésitez plus. Signez !
 
Le site du Comité fournit beaucoup d'informations sérieuses pour contrer l'argumentaire dogmatique et ultra-libéral du gouvernement et de la direction d'EDF. Prenez un moment pour le parcourir ...


 Soutenez les "Comités contre l'ouverture du Capital d'EDF-GDF"  et visitez le site  -->>  http://www.energiepublique.org/


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01-05-04
 

Le 1er mai à Quimper

Un rassemblement s'est tenu à Quimper pour le 1er mai. D'un coté la CGT, la FSU et l'UNSA s'étaient donné rendez vous à 10H30 place St Mathieu. De l'autre, le G10 Solidaires (SNUI, SUD PTT, SUD Chimie, SUD Santé Sociaux, SUD CAM et SUD Education) avec la CNT, Raz l'Front et AC! (Agir ensemble contre le chômage). La CFDT avait préféré faire un pot loin de là et il valait mieux vues les difficultés graves rencontrées depuis janvier par les recalculés.

Pourquoi deux rassemblements au même endroits ? Par sectarisme. En effet, CGT, FSU et UNSA avaient déjà discuté ensemble d'un rendez-vous sans inviter G10 ou CNT. Nous leur avons proposé une rencontre malgré tout mais ils ne se sont pas déplacés. Les trois syndicats ont fait leur prise de parole à laquelle participaient à peu près trois cent personnes. G10, CNT, AC! et RLF ont fait leur intervention pendant que les premiers quittaient la place en entraînant moins de la moitié des manifestants. Cela ne nous a pas empêché de faire une bonne manif sous la pluie, à plus de cent cinquante pour finir par un buffet militant (dehors et toujours sous la pluie). Ce pot était organisé par Raz l'Front pour financer ces actions.

Dommage que l'unité n'ait pas prévalu. L'attitude de la CGT finistérienne est d'autant plus incompréhensible que dans d'autre régions (à Paris par exemple) nous défilions sous une même bannière pour la sécu et le progrès social. Comprenne qui pourra. Les enjeux de la situation méritent mieux que ces comportements d'exclusion. A suivre donc les mobilisations sur Quimper.

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